samedi 2 février 2008

DES MOTS D'UNE LANGUE DÉFINISSENT UN PAYS!







À une époque relativement peu lointaine, on célébrait la «Confédération» canadienne..., jusqu’à ce qu’un collaborateur de PET, Marc Lalonde - comme le véhicule la rumeur historique - ouvre un dictionnaire de langue française - un «Petit Robert ou un Petit Larousse - et y lise que qu’une «confédération» est l’« union de plusieurs États qui s’associent tout en conservant leur souveraineté» (Le Petit Robert 1, 1986, page 362).

Depuis ce temps, en français,on parle de «fédération canadienne», mais le même dictionnaire écrit en page 767 qu’une fédération est «Groupement, union de plusieurs États en un seul État fédéral»! Or, que dit-on, de l’État? On continue à clarifier la terminologie. Même dictionnaire, en page 791, on lit que l’État ( avec une majuscule) et dans son sens moderne «Autorité souveraine s’exerçant sur l’ensemble d’un peuple, d’un territoire déterminés. V. Nation». De nation, on dit, entre autres,en page du 1256 du même dictionnaire, en passant du général au particulier: 1)-«Groupe d’hommes auxquels on suppose une origine commune». Je me permets de préciser que dans ce sens le terme «hommes» englobent également les femmes! Mais cette partie de la définition exclue une hypothétique nation «canadienne»! Comment réunir dans ce concept de nations, des autochtones, des colonisateurs francophones et des conquérants anglophones? 2)- «Groupe humain, généralement assez vaste, qui se caractérise par la conscience de son unité et la volonté de vivre en commun». Encore là, aucun concept de nation canadienne peut s’identifier à cette définition. 3)- «Groupe humain constituant une communauté politique, établi sur un territoire défini ou un ensemble de territoires définis, et personnifié par une autorité souveraine».

Si le Québec est une nation, la Canada ne peut être une nation! Ou c’est la perpétuation du conflit Québec-Ottawa! Stephen Harper avait-il lu et compris toutes ces éléments de la définition lorsqu’il a reconnu le Québec comme nation?

Jean Melançon
Maj2008/02/02

mercredi 30 janvier 2008

EN GUISE D'INTRODUCTION


DEPUIS 1867...
Comme le fait voir le tableau ci-haut qu'on peut voir à l'Assemblée nationale du Québec, depuis 1867, au lendemain, d’un joyeuse «brosse» au «Miquelon» et «à la bagosse», des représentants d’en-haut et d’en-bas (du Haut-Canada, anglophone, irlandais et protestant, et du Bas-Canada, francophone et catholique), on nous parle d’un pays que l'on nomme Canada (ou KA-NA-DA)! Mais ce pays existe-il vraiment?

J’en doute! Les gens qui habitent un territoire qui s’étend de l’Atlantique au Pacifique ( «d’un océan à l’autre», «d’un Atlantique à l’autre» ou « d’une pet’ite mer - ou mère - à l’autre), au même titre, leurs voisins du Sud, les «étasuniens» vivent-ils dans un pays illusoire, virtuelle? Ils sont les sujets d’une monarchie virtuelle ou hypothétique dont la Reine siège au dos d’une pièce de monnaie ou de billets de banque, que ses représentants ou représentantes en diverses régions du territoire dit canadien utilisent avec abondance au profit d’idées parfois généreuses, réalistes et ambitieuses!

Cet État virtuel est-il le propriétaire de ce territoire plus grand que les États-Unis et autant que la Russie et sa Sibérie? Ou en est-il simplement un gestionnaire à la solde de ses habitants? C’est une question que se sont posée des dirigeants «politiques» et qui a opposé les partisans d’une véritable confédération et ceux du pouvoir centralisateur! Issue d'un «mal de bloc» très réel, l'entente virtuelle a laissé aux bas-canadiens, francophones et catholiques, le privilège de régler leurs chicanes de familles et de clôtures sous le régime du «Code de Napoléon», heureusement refroidi aux humeurs de la femme bas-canadienne, détentrice du savoir écrire et ainsi du pouvoir de compter et de signer.

Le sort des malfrats, des voleurs et autres délinquants politiques a été laissé aux soins de lois criminelles haut-canadiennes issues d'une «Common Law» d'origine britannique. En Bas-Canada, les pasteurs catholiques sévissaient également contre les mêmes «malfaisants» en leur fermant généreusement les portes du Ciel. Ils leur ouvraient par ailleurs largement les portes de l'enfer afin qu'ils se réunissent, à la chaleur, entre amis, copains complices.

NDR: Les «Portes de l'e Enfer» du Parc des Laurentides étaient réservées aux délinquants politiques et à leurs amis, bleus ou rouges.
Jean Melançon,
Maj20080130